Sharing is caring!

Comment faire émerger de très nombreuses et riches idées : petite revue des 3 bonnes pratiques pour réussir un exercice de génération d’idées massivement collaboratif !

Partager les conditions de réussite d’une phase de génération d’idées nécessite d’abord de s’entendre sur ce qu’est une idéation réussie : lorsque l’on décide d’engager un exercice d’intelligence collective, réussir l’idéation se décline tant en quantité (générer beaucoup d’idées, sensiblement différentes les unes des autres et qui permettent de faire le tour de toutes les perspectives et tous les recoins d’un sujet) qu’en qualité (produire des idées riches, décalées, documentées, et en réponse au défi, au coeur du sujet, et pas sur les marges, voire à côté de la question posée).
La question de la sélection des idées ne vient qu’ensuite, même si elle est cruciale : c’est un problème de riche de sélectionner les meilleures idées quand on en a beaucoup de très bonnes !

1. Cibler, informer, engager les participants pour les mettre en condition

Un premier point est celui de l’adéquation du sujet du défi avec la qualité de la communauté invitée à participer. En la matière, une règle : prime à la variété. Savoir cibler et recruter des participants compétents « sur le papier » est certes indispensable, mais pas toujours suffisant pour assurer la variété des profils, des compétences, des horizons, gage d’un vrai brassage de points de vue. La génération participative d’idées est avant tout un projet, avec un début, une fin, des étapes, des temps forts, un tempo et doit être vécue en tant que telle par chaque participant. L’impulsion initiale de la communication de lancement est déterminante. Cet effort de communication est d’autant plus important lorsqu’il s’adresse à des futurs participants ne sont pas toujours connus individuellement et qu’il faut les recruter lorsque l’on constitue de communautés de membres externes à l’entreprise, clients, usagers, citoyens …
Au delà, il va de soi – mais cela va mieux en l’écrivant – que chaque participant doit comprendre ce que l’on attend de lui (quel est l’objectif du défi, quelles sont les règles du jeu) et s’imprégner du sujet. La créativité ne s’exprime pas dans le vide et les participants doivent pouvoir s’approprier les différentes facettes de la problématique pour contribuer. Pour y parvenir, nous organisons systématiquement en amont ou en parallèle du démarrage de l’idéation proprement dite, une phase dite d’exploration qui met en oeuvre deux leviers complémentaires :

  • fournir du contenu : des supports didactiques tous format (vidéo, audio, dataviz …) de présentation et d’approfondissement sont rendus accessibles à tous les membres de la communauté
  • proposer une progression vers la contribution active : organiser des sondages, des quizz et des débats participatifs ciblés, alimentés par l’ensemble de la communauté, pour initier les interactions, et permettre de rentrer activement dans le sujet.

2. Favoriser au maximum les interactions

Il doit être clair pour tous qu’une idée seule, non commentée, n’a pas réellement de valeur : ce sont les réactions des autres participants, leurs interrogations, les (re)mises en question et les réponses qu’ils y apportent, … qui enrichissent progressivement une première contribution et lui donnent de la valeur. Ainsi, lorsqu’il est mis en place, le système de gaming (récompense des actions collaboratives par un certain nombre de points pouvant ouvrir droit à inventive) doit-il refléter ce parti pris fondateur de l’intelligence collective.
Afin d’exploiter les dialogues qui s’établissent autour d’une idée, ECDYS OpenLab™ dispose d’un système de hashtag intégré qui fait ressortir l’essentiel du contenu porté par les commentaires et permet à l’auteur de l’idée – ou à l’équipe d’animation – de mieux les capitaliser.
Le moteur d’analyse sémantique est un générateur automatique d’interactions très efficace : il oriente, en cours de saisie, le participant vers les idées similaires à la sienne, l’invitant à les commenter plutôt qu’à poursuivre la saisie d’une idée proche, voire identique d’une idée existante. Il propose également d’entrer en contact avec des participants dont les compétences son en rapport avec l’idée …
Hybrider les idées : cette possibilité qu’offre ECDYS OpenLab™ concrétise un mécanisme essentiel de l’intelligence collective et supporte un niveau supérieur de collaboration : tout participant peut générer une nouvelle idée – elle même ouverte à enrichissement par la communauté – en combinant plusieurs idées existantes. Les idées des autres participants constituent à la fois le terreau fertile et les graines pour faire fleurir de nouvelles idées.
Les notifications automatiques (mails d’alerte sur les dernières idées publiées, les évolutions ou les commentaires d’idées que l’on a décidé de suivre, la publication de nouveaux contenus ou débats participatifs …) sont un levier fort efficace de génération de trafic, et de contributions lors d’une idéation. Le participant accède à l’objet de la notification par simple clic. ECDYS OpenLab™ laisse à la main du participant le paramétrage de la fréquence à laquelle il souhaite recevoir tel ou tel type d’alerte.

3. Maintenir l’attention, l’intérêt de bout en bout à travers un véritable story telling

Conduire une idéation, c’est aussi (surtout !) raconter une histoire, ou plutôt associer le plus grand nombre à l’écriture de l’Histoire jusqu’à la fin de l’exercice. Au delà de l’embarquement initial, tout participant doit intégrer que l’exercice est un projet collectif, se déroule sur plusieurs semaines et ne se résume pas pour lui à poster une idée sans que l’on attend pas une contribution puis fini.
L’importance d’un community management professionnel et assidu est déterminante pour le succès de l’idéation.
Il consiste en la publication régulière (à pas hebdomadaire souvent) de nouveaux contenus, la publication d’une newsletter de fond, l’évolution de la page d’accueil et des widgets qui l’habillent, la mise « à la une de certaines idées, l’organisation de sondages ciblés …
A titre d’illustration, ECDYS OpenLab™ permet d’organiser des débats participatifs « roulants » sur des questions précises d’intérêt général afin que la communauté produise elle même son propre contenu : les débats ont des durées limitées à deux semaines et les synthèses sont publiées sur la page d’accueil du défi.
L’animation de la communauté s’appuie sur une trame conçue en amont intégrant les différents temps forts de l’exercice et le processus de décision. Les actions de ce plan « à grosses mailles » sont adaptées au près avec la plus grande des flexibilité. Il s’agit d’opérer un véritable pilotage du défi, tant sur la dimension activité (que font les participants) que sur la dimension production (quantité et qualité des productions).
Sur cette première dimension, ECDYS OpenLab™ propose un tableau de bord complet, intégrant notamment différents profils types de participants appellant des actions ciblées ; à titre d’exemple :

  • les lurkers (visiteurs réguliers, observateurs non contributeurs)
  • les idéateurs (qui sèment leurs graines, sans s’intéresser à celles des autres)
  • les commentateurs (qui construisent sur les fondations, approfondissent, questionnent les idées des autres)

En guise de conclusion … temporaire

La définition des critères de réussite d’une idéation que nous avons proposée en introduction de cet article est limitée. En particulier, nous n’avons pas évoqué les aspects liés à l’adhésion de la communauté aux idées : pour se traduire concrètement, une idée doit être portée, incarnée. Une bonne idée, c’est aussi celle qui va se traduire dans la réalité. Comment analyser la dynamique d’adhésion des participants, favoriser émergence de volontaires pour conduire ou participer au développement et à la mise en oeuvre des projets qui en découlent. Nous développerons ces aspects dans un futur article.